MOOC EMI DIY – Session Qu’est ce que l’EMI ?

Qu’est ce que l’EMI ? des textes et des acteurs :

TagxedoL’Education aux Médias a d’abord été conçue comme une éducation à la communication (3 systèmes symboliques: les mots, les images et les sons) et un éveil de l’esprit critique. Dans les premiers textes des années 1980 (déclaration de Grunwald), l’élève est relativement passif : il se prépare, il déchiffre, il analyse. A partir des années 2000, l’élève ne doit plus seulement être capable de recevoir, d’analyser et de se construire un jugement, il doit aussi être « producteur de médias ». Il s’agit désormais de favoriser la « production, la créativité, l’interactivité » d’usagers actifs (Agenda de Paris). La déclaration de Paris en 2014, prend acte des nécessaires transformations des apprentissages dans la société de l’information et du numérique : L’éducation aux médias et à l’information vise désormais la « translittératie », telle qu’elle est définie par Sue Thomas, c’est à dire l' »l’habileté à lire, écrire et interagir par le biais d’une variété de plateformes, d’outils et de moyens de communication, de l’iconographie à l’oralité en passant par l’écriture manuscrite, l’édition, la télé, la radio et le cinéma, jusqu’aux réseaux sociaux ».

Dans mon contexte professionnel, l’EMI me semble en plein essor. J’ai pu constater la richesse de l’éducation à l’image ou à la presse écrite dans mes établissements. De nombreux projets existent, en partenariat avec le CLEMI, l’Institut Lumière, la presse locale, et se renouvellent chaque année. La communauté des profs docs – que je découvre, puisqu’il s’agit de ma première année dans cette discipline – est très investie dans ce domaine : évaluation de l’information, identité numérique et traces, réseaux sociaux, outils de veille… les sites de mutualisation et les journées de regroupement témoignent du dynamisme de la profession dans ce domaine. La formation des professeurs documentalistes en master MEEF met énormément l’accent sur l’EMI : J’y ai découvert le dossier INA Expert consacré à la translittératie et cité dans cette session. Je retiens tout particulièrement les articles de Divina Frau Meigs, d’Alan Liu (consacré au « Big Bang de la lecture en ligne »), et d’Alexandre Serres (consacré à l’évaluation de l’information sur Internet).

L’EMI est une réponse à de nombreuses situations vécues au quotidien dans mes CDI. La question de l’évaluation de l’information sur internet est la plus récurrente. Quotidiennement, je suis témoin des difficultés des élèves pour identifier, évaluer et valider les informations récoltées. En ce sens,  la notion de « littératie numérique », [« Aptitude à comprendre et à utiliser les TIC dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité pour poursuivre des buts personnels et étendre ses connaissances et ses capacités« ] me semble cruciale dans l’EMI.

Parmi les textes qui inscrivent l’EMI dans l’école, je retiens tout particulièrement le domaine 2 du nouveau socle commun « les méthode et les outils pour aprendre ». Il rejoint mes questionnements sur l’organisation de sa mémoire de travail, l’environnement personnel d’apprentissage des élèves, l’éducation à la « documentation pour soi et à la documentation de soi » (Olivier Le Deuff). J’ai utilisé l’outil recommandé pour situer mon projet dans le S4C : Analyse du S4C (je retiens pdf escape : très pratique pour la prise de note sur écran…). La mesure 3 du nouveau parcours éducatif citoyen a également attiré mon attention puisqu’elle mentionne l’obligation  pour chaque établissement de se doter d’un média. C’est justement le défi que j’ai relevé cette année avec plusieurs collègues dans l’un de mes établissements. Il y a plusieurs voies que j’aimerais explorer au cours de mes futurs projets d’EMI (en dehors de ceux cités ci-dessus) : les webdocumentaires, la question des données et de la datavisualisation… Mon dossier Pearltrees du Mooc s’est d’ailleurs enrichi de ressources consacrées à ces thématiques.
J’ai pu compléter au cours de cette session la feuille de route du projet d’EMI mené cette année au collège : l’élaboration d’un journal scolaire. Même si nous avions formalisé les objectifs pédagogiques, les liens avec (l’ancien) socle commun, la progression, avant de nous lancer, il est très intéressant de revenir sur les succès et les échecs du projet au fil de l’avancée du MOOC.

Image1Etayage cognitif thème et problématique

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Une réponse à “MOOC EMI DIY – Session Qu’est ce que l’EMI ?

  1. Bravo Clémence pour cet article très complet et ce beau nuage de tags!
    Le Socle reste une référence importante, même en lycée. Le domaine 2 concerne effectivement tout particulièrement l’EMI. Mais les projets que nous mettons en place concerne aussi les langages (domaine 1), la formation du citoyen (domaine 3) et « la créativité au service d’un projet personnel ou collectif » (domaine 5). Une preuve que l’EMI est transversale et capitale et qu’il est nécessaire de l’intégrer davantage au système scolaire…
    A bientôt!
    Et bienvenue chez les prof docs! 😉

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